La dramaturge, de Gaëlle Magnier

Moi, si j’étais un homme… ( chanson Diane Tell) 

Moi (cherchant dans ma boite de DVD): Bon ! C’est moi qui fait le programme télé de ce soir. Et comme promis, le thème est « Comédie Musicale »
Chéri (jouant sur son téléphone, peu attentif): Oui, oui…
Moi (souriant devant mon choix): J’ai trouvé ! Nous allons regardé « Victor/Victoria » avec Julie Andrews. Elle joue le rôle d’une grande chanteuse sans emploi qui doit se faire passer pour un homme qui se travestit en femme pour pouvoir chanter dans les plus grands cabarets parisiens..
Chéri (complètement perdu): Euh… Attends… Quoi
Moi (m’asseyant à ses cotés et le prenant dans mes bras): T’inquiète pas. Tu vas tout comprendre
Chéri (pas très rassuré): Hum… On verra…

 

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AUTEUR:
Gaëlle Magnier
TITRE: La Dramaturge
ÉDITEUR, ANNÉE: Gloriana éditions, 2017
NOMBRE DE PAGE: 290 pages

 

 

 

« Victor, Victoria » est un classique de la comédie musicale des années 80. Si vous êtes fan du genre, je vous invite vivement à jeter un coup d’œil.
Quant à la thématique d’une femme qui se déguise en homme pour accéder à un rang ou un poste qui ne leur était pas destiné, cela n’est pas nouveau, mais elle permet de mettre en avant, comment il est difficile de briser les préjugés et le conservatisme de certains. Pourtant, cela ne va pas décourager Aidan dans « La dramaturge » de Gaëlle Magnier.

Résumé:
Dans le Londres victorien se cotoient deux êtres que tout oppose… Et pourtant. Aidan Taylor rêve d’écriture et de théâtre. Son ambition ? Devenir dramaturge. Mais sa condition de femme constitue un réel obstacle face aux directeurs qu’elle sollicite pour produire sa pièce. Prête à tout pour vivre son rêve, elle n’hésite pas à sauter le pas et à troquer ses robes contre un pantalon et une redingote, dans le but d’être traitée de manière équitable. Dorian Swanson est, quant à lui, un jeune dandy mélancolique poursuivi par ses propres démons. Sa dernière chance ? Prendre la direction du théâtre familial afin de prouver ses capacités à son père. Entre aspirations et provocations, Aidan et Dorian vont devoir faire face aux caractères affirmés des comédiens de la troupe de l’Orpheus et aux conséquences de leurs agissements. Aidan saura-t-elle choisir entre la passion et l’ambition ?

Qu’on la juge par ses textes et non par son sexe….
Après avoir été émerveillée durant son enfance par de nombreuses lectures, Aidan Taylor rêve d’écrire des pièces. Mais les entrevues avec différents patrons de théâtre ne sont guère concluantes. Soit ils se montrent froids, soit ils ne la prennent pas au sérieux. Suggérée par sa meilleure amie, elle décide de se rendre aux futures entrevues, habillée en homme.
Oui, on la jugera enfin par son travail et non par son sexe…

A travers l’histoire d’Aidan, je m’attendais à une réflexion un peu plus poussée sur la difficulté pour une jeune femme de devenir dramaturge à cette époque. On a quelques aperçus au début du roman, mais malheureusement celles-ci s’effacent très vite face à la romance qui va se nouer entre la jeune fille et le nouveau patron du théâtre familial, Dorian Swanson. Cela est vraiment dommage, car cela aurait pu être une occasion de découvrir l’évolution  des femmes dans le monde du théâtre en Angleterre et parler de celles qui ont ouvert la voie, comme Aphra Behn.

Le récit reste tout de même agréable à lire et l’on suit avec plaisir cette troupe de théâtre se préparait pour la première malgré les petites difficultés qui se présentent à eux, à commencer par le secret d’ Aidan. Mais là encore, j’attendais des rebondissements inattendus. Bien plus encore, j’aurais aimé des quiproquos savoureux à cause de l’attirance de Dorian envers Aidan habillée en homme. Certes il y’en a quelques-unes, mais peu à mon goût.

Conclusion:

Après avoir lu le résumé, j’avais beaucoup d’attente pour ce roman qui se déroule dans une période historique qui m’intéresse fortement. Malheureusement, bien que l’héroïne fît preuve d’une grande force de caractère et continua de vouloir être dramaturge malgré les embûches, je n’ai pas réellement ressenti de difficultés pour elle: que ce soit par ses parents, Dorian, le père de celui-ci… Tout se désamorça très vite et rendit l’histoire trop prévisible.

Il y’avait tous les ingrédients pour un récit beaucoup plus riche, mais la romance est trop mise à l’avant. C’est vraiment regrettable, car il y’avait un tel potentiel et il ne fut pas exploité pour ses personnages et le thème.

Bien que ma chronique soit mitigée, comme je le dis toujours, ce n’est que mon avis. A vous de voir, si vous vous laisserez tenter par cette romance victorienne.

(Image à la une, photo de l’actrice Merle Oberon en dandy)

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