Confession, de Richard Montanari

Me reconnais-tu ?

La fleuriste (avec surprise): Oh mon dieu ! C’est toi Laura. J’allais ne pas te reconnaître ! Je ne savais pas que tu étais revenue dans la région.
Moi (sans voix quelques secondes, puis avec un sourire): Oui, c’est bien moi. Je suis revenue, pour quelques jours, rendre visite à la famille.
La fleuriste (toute contente, en me détaillant): Tu as quand même pas mal changé.. En bien, naturellement… Avec plus de rondeurs…
Moi (toujours avec le sourire, mais légèrement forcé ): Oui, bref ! Tu peux faire une petite ristourne pour ta vieille copine ? 
La fleuriste (me tapotant la main): Mais oui ! Attends, je reviens le temps de répondre au téléphone
Chéri (se penchant vers moi et murmurant): Tu n’as jamais vécu ici et tu ne la connais même pas…
Moi (murmurant aussi): Si cela nous permet d’avoir une bonne réduction, je ne vais pas me gêner !

 

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AUTEUR: Richard Montanari
TITRE: Confession
ÉDITEUR, ANNÉE: Le Cherche-Midi, 2018
NOMBRE DE PAGES: 432 pages.

 

 

 

Ai-je bien fait de raconter cette anecdote ? Je commence à me demander si ce n’est pas une bêtise… Bref ! Parfois, il nous arrive de confondre des personnes ou ne pas reconnaître toute de suite quelqu’un alors que nous l’avons côtoyé plusieurs années dans le passé. Et puis, pour certains, ils n’arrivent pas du tout à associer un visage à une personne… Alors, quand cette particularité se retrouve au cœur d’une enquête… Voici « Confession » de Richard Montanari.

Résumé: « Lorsqu’on est flic trop longtemps dans la même ville, toutes les rues mènent à des souvenirs que l’on préférerait oublier.
Chaque nouveau meurtre vous en rappelle un autre.
L’obsession n’est jamais loin.
Pour Kevin Byrne, inspecteur des homicides à Philadelphie, le traumatisme originel a eu lieu en 1976. Encore adolescent dans le quartier défavorisé de Devil’s Pocket, il a été impliqué de près dans un meurtre jamais résolu.
La fin de l’innocence pour Byrne.
Quarante ans plus tard, une affaire de meurtres en série le ramène à Devil’s Pocket, à ses amis d’alors, à ce passé qu’il a essayé, en vain, d’oublier.
Bientôt, le voile va se lever sur des secrets, des mensonges et une vérité qu’il aurait peut-être mieux valu ne jamais connaître.
 
À la façon de Dennis Lehane, Richard Montanari dépasse une nouvelle fois toutes les limites du genre pour sonder en profondeur les zones d’ombre de l’âme humaine. »

Tout débute avec douceur… Une cuisine lumineuse, une mère et un fils qui parlent avec le sourire aux lèvres, une journée qui s’annonce belle… Et puis, il y’a le silence et l’odeur métallique du sang…

« Connaissez-vous mon visage ? »

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge, sans concession, dans une scène-choc qui donne tout de suite le ton du roman. Je peux vous dire qu’elle a tout de suite retenu mon attention et j’étais curieuse de savoir qu’elle en était la cause… Nous retrouvons Kevin Byrne, personnage récurrent des romans de Richard Montanari qui va se retrouver à enquêter sur une affaire qui le renvoie à son passé, dans le quartier de Devil’s Pocket…

Dans un thriller reprenant les codes classiques, la plume de l’auteur est vraiment dynamique et sait manier le suspens avec dextérité en nous menant sur plusieurs fausses pistes. L’intrigue alterne souvent entre événements du passé à ceux du présent. Je vous avoue que pendant un instant, je fus perdue. Non pas que l’histoire en devienne confuse, mais parce que j’ai la mauvaise manie à vouloir déceler tous les fils de l’intrigue, telle une enquêtrice en herbe.

Le roman est aussi composé d’une grande galerie de personnages. Nous avons les personnages récurrents (si, tout comme moi, c’est le premier roman de Montanari que vous lisez, vous assimilerez très vite les liens qui les unissent et vous êtes nullement obligés d’avoir lu leurs précédentes affaires) et tous ceux qui sont mêlés de près ou de loin à l’enquête. Et ils sont nombreux ! Chacun a une personnalité forte intéressante et une véritable présence au sein récit. Malheureusement, certains pâtiront de ce grand nombre, car ils auraient mérité plus d’approfondissement au vu de leurs passés.

Mais le véritable point qui m’a beaucoup plus dans ce roman, c’est l’antagoniste du récit. L’auteur a réussi à le rendre humain, apportant ainsi un personnage complexe. Bien que ces actes ne soient pas excusables, il a su lui apporter une part de tristesse dans la quête qu’il s’est donnée. En tant que lecteur, on ne peut s’empêcher de se dire « Et si, cela n’était pas arrivé… ». Ce personnage m’a vraiment marqué, au point même d’occulter Kevin Byrne qui est pourtant le héros du récit.

Conclusion:

Amateur de thriller ou ceux qui sont à la recherche d’un bon polar, si vous ne connaissez pas encore la plume de Richard Montanari, je vous invite vivement à la découvrir. Bien qu’il reprend les codes classiques de ce genre, le récit ne reste pas moins haletant et ponctué de nombreux rebondissements.
Tout n’ y est pas noir ou blanc, mais de différentes nuances apportées par une galerie de personnages variés et profonds.

(Image à la une de  yuumei )

 

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