Virgin Suicides – Sofia Coppola, par Pierre Jailloux

Quizz cinéphile

Liam (tenant des petites fiches d’une main et nous regardant): Prêtes ? Go. Film où l’actrice Kirsten Dunst tient un des rôles principaux…
Moi (appuyant sur un canard qui fait coin-coin): Entretien avec un vampire !
Catherine (agitant un hochet): Jumanji !
Moi (tapant sur le canard avec frénésie) : Les quatre filles du Docteur March !
Catherine (secouant son hochet dans tous les sens): Spider-man !
Nadia (essayant d’attirer notre attention): Euh la pause déjeuner est finie… La librairie est ouverte…
Une cliente (s’approchant de la caisse, puis en sautillant sur place avec un livre en main): Virgin Suicides !
Liam (applaudissant): Bonne réponse de notre cliente ! Je vous offre une réduction pour votre achat.
Moi (marmonnant et mauvaise joueuse): Pff… Je connaissais la réponse. J’allais le dire.

 

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AUTEUR: Pierre Jailloux
TITRE: VIRGIN SUICIDES
ÉDITEUR, ANNÉE: Edition Vendémiaire, 2018
NOMBRE DE PAGES: 141 pages

 

 

 

 

J’ai eu l’opportunité de lire un ouvrage qui nous propose une analyse sur un film qui, bien des années après, me marque toujours autant et fait partie de mes coups de cœur cinéphile. Voici « Virgin Suicides – Sofia Coppola » de Pierre Jailloux.

Résumé:
Dans la quiétude d’une banlieue américaine des années 1970,cinq sœurs mettent fin à leurs jours. Le premier film de Sofia Coppola (1999), adapté d’un roman de Jeffrey Eugenides, explore l’abîme de ce geste insensé.
En prétendant reconstituer le puzzle des événements, vingt-cinq ans après, les garçons de leur voisinage, hantés par le souvenir des jeunes filles, continuent de chercher des explications à la tragédie, en se replongeant dans cette période d’indécision et de turbulences : premières fêtes, premières cigarettes, premiers émois amoureux. Mais aussi dernières fois. Comment raconter ce qui échappe aux mots autant qu’aux images, et redonner vie à ce qui n’est plus, à ce qui a été si peu ?
C’est le défi que relève ce livre. Pour combler le vide, il va se répandre en exégèses psycho-sociales, historiques, cosmologiques. Soleil à la fois déclinant et zénithal, le film s’abreuve aux expériences de sa réalisatrice (de la mode au clip), éclaire l’œuvre à venir, et invite à sa table quelques fantômes paternels, croisés sur les plateaux de tournage.

Il y’a presque 20 ans, dans une salle de cinéma plongée dans le noir, je découvrais le premier film de Sofia Coppola, « Virgin Suicides ». Après être passée par tout un éventail de sentiments, j’étais perdue dans mes réflexions alors que les premières notes du générique de fin résonnaient. Des questions en quête de réponses se multipliaient dans ma tête et, à l’instar des garçons du film, je fus à mon tour fascinée par l’aura de mélancolie et de mystère qui entoure les sœurs Lisbon. Et bien qu’aujourd’hui, je pense avoir trouvé certaines causes de ce drame, mon intérêt pour cette histoire ne s’est jamais atténuée au fil des ans.

C’est donc avec cette curiosité toujours présente que je me suis plongée dans cet ouvrage. Ayant déjà lu, vu et échangé des analyses concernant ce film, je me demandais ce que l’auteur pouvait m’apporter de plus et quels éléments avaient pu me manquer. Et que vous dire, à part que j’ai savouré cette lecture qui m’a donné une fois de plus l’envie de découvrir le film sous un nouveau regard.
De façon minutieuse, voire très « clinique » par moment, l’auteur décortique chaque détail pour les passer à la loupe, que ce soit le choix des décors, la lumière, le jeu des acteurs, les dialogues, la portée des paroles des chansons choisies… Bref! Il arrive à renforcer la fascination que l’on peut avoir pour ses cinq jeunes filles. Bien sûr, si vous êtes friands comme moi d’analyse de films, vous allez y retrouver des interprétations qui ont été déjà avancées pour « Virgin Suicides ». Mais Pierre Jailloux arrive avec finesse à pousser la réflexion bien plus loin, mettant en parallèle, par exemple, le roman dont est tiré le film, le vécu de la réalisatrice, les diverses influences etc…

Est-ce que pour autant cet ouvrage vous donnera-t-il les clés pour mieux comprendre ce film ?

D’une certaine manière, je vous dirais oui. Pour être plus précise, je vous conseillerai de prendre cet ouvrage comme une très bonne base afin de faire votre propre analyse tout en apportant votre propre ressenti, car c’est une oeuvre ouverte à plusieurs fils de lectures.
Et dîtes-vous qu’il y’ aura encore des parts de mystères qui continueront à entourer les soeurs Lisbon. Vous vous laisserez de nouveau emporter par ses images presque oniriques bercées par la musique d’Air. Et des questions continueront à naître aux premières notes du générique de fin.

Si ce n’est pas encore fait, je vous conseille de regarder « Virgin Suicides » qui met en place les thématiques souvent présentes dans les films de Sofia Coppola (l’adolescence, la féminité, le passage à l’âge adulte, la mélancolie), mais aussi le roman de Jeffrey Eugenides dont il a été l’adaptation.

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(Image à la une de Bijou Karman )

 

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2 commentaires sur “Virgin Suicides – Sofia Coppola, par Pierre Jailloux

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    1. D’après ce que j’ai pu lire, tout en nous donnant plus de détails, le roman fait jouer nos sens, surtout celui de l’odorat par ses descriptions. Moi même je suis curieuse de le lire pour en faire la comparaison avec le film 🙂

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